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Luxembourg

Zesumme wuessen - CSV. De séchere Wee

1. Zesumme schaffen – travailler ensemble

1.2. Besser Produiten an Déngschtleeschtungen duerch Bildung, Fuerschung an Innovatioun – De meilleurs biens et services grâce à la formation, la recherche et l’innovation

L'encouragement de la recherche et de l'innovation d'une part, de la formation et de la formation continue d'autre part nous rendent plus compétitifs.

1.2.1. Fuerschung an Innovatioun : de Motor vun der wirtschaftlecher a gesellschaftlecher Entwécklung - Recherche et innovation : les moteurs du développement économique et social

Il est avéré que les entreprises qui sont actives dans la recherche et l'innovation sont mieux ancrées que les autres. La recherche et l'innovation sont ainsi une condition préalable au renforcement de toutes les branches économiques au Luxembourg. Une priorité budgétaire sera donc d'encourager ces deux démarches. D'ici à 2014, nous voulons atteindre les 3% du PIB consacrés à la recherche et à l'innovation, dont 1% consacré à la recherche publique, soit deux tiers pour la recherche privée et un tiers pour la recherche publique.

Après avoir appliqué le rapport de l'OCDE sur la gouvernance de la recherche publique, nous nous sommes fixé les objectifs suivants pour les cinq prochaines années :

  •   développer un plan d'action pour former plus de chercheurs, jeunes surtout, qui encourage les plans de carrière et la mobilité internationale,
  •  encourager les partenariats public-privé (PPP) entre l'économie, les centres de recherches publics et l'UNI.LU,
  • développer les incitants à la recherche privée,
  • développer une vraie politique de brevets pour la recherche publique au Luxembourg,
  • développer quelques centres de compétences en PPP, peu nombreux mais très compétitifs, destinés à positionner le Luxembourg comme un haut lieu de la recherche et de l'innovation.

Nous voulons également orienter la recherche au Luxembourg sur quelques priorités précises. Nous entendons mettre sur pied des fonds destinés à exploiter de nouvelles opportunités de recherches, comme dans le cas de la « biologie des systèmes ». L'université doit travailler plus intensément sur les besoins du monde économique, notamment dans le domaine de la recherche.

Nous mettrons également l'accent sur la recherche dans le domaine des sciences humaines et sociales. Elles sont indispensables pour l'élaboration de concepts politiques novateurs allant dans le sens de la cohésion sociale. À nouveau, il s'agit là d'un avantage local luxembourgeois.

 Dans le domaine de la recherche toutefois, il ne s'agit pas de pratiquer une politique de la vache à lait : les moyens existants et ceux encore à consentir doivent l'être de façon ciblée.

 Nous pensons en outre que les ministères doivent développer leur propre politique de recherche avec les centres de recherche et l'UNI.LU. De telles politiques de recherche devraient disposer d'un crédit collectif. Le Fonds National de la Recherche (FNR) devrait valider les demandes en fonction de leur valeur scientifique ajoutée. De plus, nous voulons :

  • retravailler les contrats de performance pluriannuels avec les centres et agences de recherche publics et le contrat de développement avec l'UNI.LU et les adapter en fonction de l'expérience acquise, 
  • adapter la loi du FNR aux nouvelles données de la politique de recherche, en simplifiant avant tout les procédures,
  •  dresser des statistiques concernant les étudiants du supérieur et les chercheurs du pays.

 

1.2.2. D'Land brauch méi Leit mat Héichschoulofschloss - Le pays a besoin de plus de main d'œuvre diplômée de l'enseignement supérieur

Plus de la moitié des nouveaux emplois créés au Luxembourg nécessite un diplôme de l'enseignement supérieur (mais pas nécessairement universitaire). De moins en moins de professions peuvent être considérées comme « non qualifiées » et celles-là se situent principalement dans les secteurs à faibles revenus. Seuls 25% des élèves du Luxembourg (29% des Luxembourgeois et seulement 9% d'écoles portugaises) ont un diplôme de l'enseignement supérieur. Plus de 15% des élèves abandonnent leur scolarité sans aucun diplôme.

Nous pensons que chaque élève doit pouvoir exploiter des compétences qui lui permettent d'obtenir un diplôme. C'est pourquoi nous voulons organiser le système scolaire de façon à ce qu'il soit profitable à chaque élève. Qui encourage les plus faibles et stimule les plus forts.

Pour 2014, nous souhaitons atteindre 85% de diplômés du secondaire et 50% de diplômés du supérieur. Dans ce sens, nous voulons mettre à profit la nouvelle loi sur le paysage scolaire pour proposer de nouveaux diplômes, par exemple les BTS (Bac+2) à élaborer avec le secteur économique, qui sont particulièrement demandés et qui doivent donc être encouragés. Les élèves issus de milieux défavorisés doivent être particulièrement soutenus.

Nous devons toutefois tenir compte également du fait que de nombreuses personnes qui travaillent dans notre pays n'ont pas été formées par notre système scolaire ou l'ont quitté depuis longtemps. En ces temps de bouleversement économique, ils risquent de basculer dans le chômage si nous ne développons pas pour eux un concept cohérent d'apprentissage « tout au long de la vie ». L'élaboration d'un tel concept doit impliquer les partenaires sociaux, non seulement en termes de dialogue, mais également en termes de responsabilité. Les entreprises, avant tout, doivent être mieux sensibilisées à leur responsabilité en la matière. 

Dans ce sens, nous voulons permettre à plus de salariés d'obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur au cours de leur vie active. La validation des compétences acquises sur le tas est un élément primordial à cet égard.

1.2.3. UNI.LU : Konsolidéieren an ausbauen - Consolidation et extension

Avec le contrat de développement à renouveler en 2009 et la publication du rapport d'évaluation externe, l'UNI.LU peut entrer dans une seconde phase, une phase de consolidation.

Nous tenons au principe de la planification sur plusieurs années dans le cadre d'un accord avec l'État. C'est l'État qui fixe les objectifs dans les grandes lignes et, en contrepartie, l'UNI.LU bénéficie de la sécurité d'organisation et de l'autonomie dans la mise en œuvre de ces objectifs.

 Nous voulons en outre atteindre les objectifs suivants :

  •   L'autonomie pédagogique doit être renforcée ; nous adapterons constitution et loi en ce sens.
  •  L'UNI.LU doit recruter du personnel international hautement qualifié ; à cette fin, la procédure de recrutement doit être centralisée et transparente.
  • L'UNI.LU doit travailler plus encore de façon interdisciplinaire, surtout pour pouvoir répondre aux futurs défis de politique sociale. La répartition actuelle des facultés devrait être revue.
  • L'UNI.LU doit développer son réseau de collaborations européennes et internationales.
  • Le financement par des moyens extérieurs doit devenir, à côté de la dotation de base de l'État, un pilier fondamental de l'UNI.LU, qui la rende moins dépendante de fonds publics.
  • La politique actuelle de développement de logements estudiantins décentralisés doit être poursuivie.
  • L'UNI.LU doit devenir propriétaire de son parc immobilier.

Le site de l'UNI.LU à Belval-Ouest sera ouvert dans les délais prévus. Nous allons le consolider, en y installant les sciences économiques et l'administration de la faculté d'économie, finances et droit. En raison de sa proximité avec le monde de la finance et la Cour de justice des Communautés européennes, et afin de « renforcer » la capitale, le « Centre de compétences en matière de finances et de droit européen » sera implanté à Luxembourg-Ville. L'UNI.LU décidera elle-même quelles tâches elle délègue à ces deux instances spécialisées installées à Belval pour des raisons de synergies.

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