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2. Zesummen halen – Tenir ensemble


La philosophie qui sous-tend le programme électoral du CSV est la suivante : « Ensemble ». On ne peut réussir qu'ensemble. Nous voulons vivre la démocratie, impliquer le citoyen dans les décisions et encourager son esprit d'initiative. Nous voulons rapprocher les hommes des femmes, les jeunes des vieux, les Luxembourgeois des non-Luxembourgeois.

Nous voulons des communautés où tout le monde se respecte.

Nous voulons une communauté pleine de vie, où nous nous enrichissons mutuellement. Une société qui est ouverte à ses jeunes, qui profite de l'expérience de ses aînés, qui offre aux handicapés la chance de vivre normalement en son sein, qui œuvre la main dans la main avec les associations. Une société où le sport et la culture jettent des ponts entre les générations et les cultures, qui tienne compte des rapports humains et sociaux, et qui offre à chacun un habitat et une vie de qualité.

Nous entendons nous engager pour un environnement protégé et sain. Nous voulons une école dans laquelle élèves et enseignants se sentent bien, où l'esprit de communauté est encouragé, qui prépare nos enfants à affronter la vie avec de l'engagement et des compétences. Nous voulons une collaboration entre les communes, même par-delà les frontières. Nous voulons des communautés où il vaille la peine de vivre et de travailler. Nous voulons mettre l'entraide et la serviabilité au centre de notre vie. Nous voulons lancer des initiatives qui offrent à chacun la chance de s'épanouir spirituellement, professionnellement et socialement.

Nous sommes une communauté de destins

Nous ne pouvons survivre que si nous nous serrons les coudes, par-delà les générations, les nationalités et les lieux de résidence.

Le rôle le plus important à cet égard incombe à l'État. L'État est là pour tous, quel que soit l'âge, quelle que soit la nationalité. Au centre de l'appareil d'État se trouve la démocratie parlementaire. Nous voulons adapter le texte de la constitution au vécu. Nous voulons adapter la lettre de la constitution à son esprit.

L'appareil d'État, organe de direction, doit penser, décider et guider dans le sens d'une meilleure gouvernance et non se contenter d'être un appareil de services.

C'est pourquoi nous tenons à ce qu'à l'avenir, ceux qui exercent les plus hautes tâches au service de la souveraineté nationale conservent le statut de fonctionnaire de l'État. Il en va essentiellement de notre indépendance. Si l'on souhaite travailler pour le service public, d'une part il est normal que l'on possède un statut propre qui garantisse la neutralité politique du service et, d'autre part, il n'est pas normal de n'opter pour cette carrière que pour la sécurité de l'emploi et, généralement, un salaire plus élevé. C'est le service public qui est au service du public, et non le contraire.

Nous ne naissons pas tous avec les mêmes chances. Mais nous avons tous des talents, qu'il faut encourager. Dans une société pour laquelle les compétences et les capacités sont importantes, l'école a de nouvelles missions à remplir. Elle doit offrir à tous les enfants et adolescents la possibilité de développer leurs capacités de façon optimale, pour arriver au meilleur résultat possible à l'issue des études.

 Nous pensons « en générations »

Les enfants d'aujourd'hui seront les retraités d'après-demain. Par conséquent, c'est une erreur de distinguer la politique pour l'enfance et la jeunesse de celle consacrée aux personnes âgées et aux familles. Nous souhaitons une politique de générations, fondée sur la solidarité. Cela vaut aussi pour les couples. Coordonner le planning familial et l'emploi, c'est possible si nous calquons davantage notre politique sur les périodes de vie des parents. Le vieillissement de la population est inévitable. Cela signifie que nous allons pouvoir et devoir travailler plus longtemps. Néanmoins, le plus grand défi n'est pas seulement de vivre plus longtemps, mais aussi de vivre mieux. Nous devons vieillir en bonne santé. Et la santé est une des conditions indispensables pour travailler correctement.

Nous voulons intégrer tout le monde

Le plus grand danger menaçant la cohésion sociale est l'exclusion, non seulement du marché de l'emploi mais aussi de la société. Cette exclusion concerne tous les citoyens peu formés, surtout les enfants d'immigrés, les personnes qui connaissent des problèmes sociaux, familiaux ou de santé. L'exclusion conduit à la pauvreté. Il ne suffit toutefois pas de lutter contre la pauvreté. La pauvreté se transmet d'une génération à l'autre. Seule une politique d'intégration active peut venir à bout de la pauvreté de façon permanente. Le marché de l'emploi et le secteur de l'enseignement sont les meilleurs terrains pour pratiquer une telle politique d'intégration : accueil extrascolaire dans les crèches et maisons relais, engagement des jeunes dans nos associations, fédérations et maisons de jeunes.

Même si les prix de l'immobilier chutent en raison de la crise, la politique du logement reste une de nos principales priorités. Le pacte logement, soutenu par de nombreuses communes, est un instrument important à cet égard. Mais nous ne devons pas oublier le marché de la location. L'économie luxembourgeoise vit depuis plusieurs dizaines d'années de l'immigration et des transfrontaliers. Il n'en ira pas différemment demain. Nous connaissons l'immigration depuis longtemps. Nous aurons encore besoin d'elle à l'avenir. L'immigration et l'intégration vont de pair. L'intégration ne va pas de soi, elle n'est pas à sens unique. Elle implique non seulement une volonté d'intégrer, mais aussi de l'aide concrète. L'école et les différentes offres d'assistance jouent un rôle primordial à ce sujet. En outre, nous devons encourager la pratique de notre langue comme moyen de communication. Il y a longtemps que l'immigration ne suffit plus à fournir au marché de l'emploi la main-d'œuvre dont il a besoin. Sans les transfrontaliers, nous manquerions de main-d'œuvre. Nous devons donc offrir aux transfrontaliers aussi une chance de s'intégrer.

La culture tient une place importante dans la vie en société. La culture commence par la reconnaissance et l'expérience. Il faut comprendre l'autre pour pouvoir vivre avec lui. La culture crée des liens.

Nous avons doté notre pays de nombreuses infrastructures culturelles. Il s'agit maintenant, outre de soutenir les acteurs culturels, de garantir à un plus grand nombre de citoyens l'accès à la culture. Le sport est également un bon moyen de se rapprocher. Il véhicule des valeurs telles que la performance, l'équité, la compétition et les compétences sociales. Le sport est un instrument précieux pour aider tous les citoyens à rester en bonne santé et à se sentir mieux dans leur peau. Un facteur de cohésion inestimable est l'engagement citoyen dans nos associations et fédérations. Le CSV encourage les diverses formes de bénévolat, qui rapproche les générations, les groupes sociaux, les ethnies et les cultures et les fait interagir en réseau. Tout cela fait partie de notre identité. La façon dont nous changeons durablement tout en restant nous-mêmes modifie aussi notre identité durablement, sans nous la faire perdre. L'identité ne se fixe pas définitivement, sur la seule base d'une histoire commune.

CSV. De séchere Wee.