Luxembourg
Zesumme wuessen - CSV. De séchere Wee
2. Zesummen halen – Tenir ensemble
2.2. Eng Schoul fir all Kanner a Familljen - L'école pour tous les enfants et toutes les familles
Le CSV est conscient des énormes défis sociaux que doit relever l'école et propose dès lors une dynamique réformatrice pragmatique et concrète. Notre objectif premier est d'adapter davantage l'école aux demandes et attentes de la famille et de la société.
Les défis susmentionnés sont multiples :
- L'immense diversité des élèves.
- Le trop grand nombre de décrochages scolaires.
- Le gaspillage systémique de ressources en raison des quotas d'échec scolaire trop élevés.
- L'interaction entre la formation, l'éducation et l'assistance.
- L'adaptation de la mission scolaire aux changements de société.
- L'adaptation de la formation des enseignants et éducateurs.
-
Motiver les élèves à replacer l'école au centre de leurs préoccupations et à prendre leurs responsabilités dans le processus d'apprentissage, par une participation active aux cours.
2.2.1. Mir brauche Vertrauen, Kohärenz a Kontinuitéit an der Schoulpolitik - Plus de confiance, de cohérence et de continuité en matière de politique d'enseignement
La société souhaite une plus grande cohérence dans la politique de l'enseignement. Le CSV soutient le processus actuel de réforme avec objectifs à long terme.
La politique de l'enseignement n'est pas un patchwork et ne doit pas devenir un chantier perpétuel. Nous avons besoin d'une adaptation de l'enseignement au monde du 21e siècle.
Des réformes doivent être élaborées rapidement et efficacement en collaboration avec tous les partenaires. L'enseignement ne peut pas devenir le terrain de jeu des politiques.
La condition fondamentale au succès des réformes scolaires et de l'école proprement dite est de créer un climat de confiance et de respect entre tous les partenaires. La communication, le dialogue et une collaboration formelle sont dès lors des éléments incontournables d'une méthodologie responsable.
Cohérence et continuité. Les réformes amorcées dans le domaine du développement de compétences et des normes de formation doivent être poursuivies. Au Luxembourg, les compétences et les normes de formation sont un sujet essentiel du débat actuel sur l'école, car elles permettent de fixer des objectifs et des critères de réussite concrets pour l'enseignement. Dans le domaine de l'apprentissage des langues en particulier, un changement de paradigme est nécessaire (introduction de critères d'évaluation uniques pour toutes les langues).
L'enseignement luxembourgeois n'a pas besoin de plus ou moins de réformes ; il a besoin des bonnes réformes, pour :
- amener si possible tous les apprenants à bon port,
- réduire le nombre d'élèves qui quittent l'école en étant non qualifiés,
- revaloriser le travail des enseignants,
- réhabiliter la notion de performance,
- adapter et faire fonctionner les structures existantes,
- définir, puis atteindre les objectifs nationaux,
-
motiver les élèves à travailler régulièrement.
2.2.2. Déi wichtegst Strukturreformen - Les majeures réformes structurelles
Pour ce faire, nous voulons introduire et appliquer les réformes structurelles suivantes :
- Nommer des directeurs d'école dans l'enseignement fondamental. Toute communauté a besoin de guidance et de contrôle. C'est d'autant plus important dans les équipes pluridisciplinaires (enseignantes et éducatrices).
- Clarifier la direction scolaire par l'introduction d'un système cohérent de gestion de la qualité. La responsabilité, l'autonomie et l'évaluation des résultats doivent être redéfinis. Le rôle des inspecteurs et directeurs doit, lui aussi, être revu.
- Instaurer une qualification obligatoire pour tous les postes dirigeants du système scolaire luxembourgeois.
- Adapter la formation des enseignants et éducateurs à l'Université du Luxembourg, après une évaluation externe de leur cursus et décision finale prise sur la base des profils professionnels établis par les ministères compétents (Éducation, Famille, Santé, Culture,...).
- Retravailler la forme et le contenu des procédures d'engagement des futurs enseignants dans le secondaire et la formation professionnelle qui s'ensuit (stage pédagogique), pour qu'elles répondent mieux aux besoins des écoles secondaires.
- Développer les structures d'accompagnement psychosocial dans l'enseignement fondamental et l'enseignement secondaire, pour qu'elles aident mieux l'école dans les tâches toujours plus nombreuses qui lui incombent.
- Étendre les possibilités d'accompagnement structurelles et mettre en contact systématiquement l'école et les offres d'accompagnement existantes, essentiellement sur le principe de la prise en compte volontaire.
- Mettre concrètement en application la législation sur l'école dite « de la seconde chance ». Trop d'élèves interrompent leur scolarité prématurément et se retrouvent sans diplôme sur le marché de l'emploi, d'où ils basculent rapidement dans le chômage.
- Accorder plus d'importance à la reconnaissance de l'expérience professionnelle (« validation des acquis d'expérience ») à l'avenir.
- Développer la formation continue, éventuellement suivie de qualifications supplémentaires dans le sens de l'apprentissage « tout au long de la vie », en collaboration avec l'Université du Luxembourg.
- Réformer l'orientation à la fin de l'école primaire, par une plus grande implication des parents à la fin du cycle inférieur de l'enseignement technique, y compris une réforme de l'enseignement préparatoire et du cycle inférieur dans l'enseignement technique.
- Réformer le cycle supérieur de l'enseignement secondaire en introduisant progressivement des modules qui offrent à chaque élève un parcours scolaire individualisé à divers niveaux de performances, sur base obligatoire ou facultative.
- Évaluer la réforme de l'enseignement secondaire. Le Luxembourg doit s'adapter au contexte de concurrence internationale et faire en sorte que ses élèves disposent des compétences qui les préparent correctement à la compétitivité académique. À ce sujet, les compétences orales et l'autonomie des étudiants doivent être mises davantage en avant. Le nombre de matières à évaluer doit être adapté aux « bonnes pratiques » internationales.
- Introduire des possibilités d'échange et de stages entre les écoles et les entreprises.
- Étendre le diplôme par l'Internet, qui existe actuellement pour l'enseignement général, à l'enseignement technique également.
-
Pour répondre à l'hétérogénéité croissante du Luxembourg, diversifier l'offre d'écoles privées.
2.2.3. Reform an der Beruffsausbildung - La réforme de la formation professionnelle
Notre but est d'amener chaque élève à terminer ses études avec diplôme. Pour cela, il nous faut poursuivre les réformes scolaires lancées par ce gouvernement.
Nous voulons :
- tester le système d'enseignement au regard des besoins du marché de l'emploi et l'y conformer, sans toutefois négliger la mission de formation essentielle de l'école,
- mieux préparer les élèves au marché de l'emploi, dans tous les types d'école : rédaction de curriculum vitae, préparation aux entretiens d'embauche, compétences sociales, stages en entreprise, etc.) ;
- instaurer une meilleure coordination et une meilleure concertation entre les entreprises et les écoles, afin de faire coïncider les besoins de l'économie et l'apprentissage des qualifications qui y répondent,
- améliorer l'orientation professionnelle dans toutes les écoles secondaires et surtout, instaurer une interaction entre l'orientation scolaire et professionnelle, par la création d'un service indépendant et commun aux CPOS/SPOS, à l'orientation professionnelle (OP) de l'ADEM, aux ALJ (Action locale pour Jeunes) et au CEDIES, qui resteraient toutefois liés à leurs « maisons mères »,
-
séparer clairement l'antenne psychologique dans les écoles secondaires de l'organisation qui se charge de l'orientation scolaire et professionnelle. Étant donné que l'artisanat au Luxembourg n'est pas seulement un des secteurs porteurs de notre économie, mais avant tout un secteur caractérisé par la sécurité de l'emploi, l'attrait des professions artisanales doit être restauré, notamment par des campagnes de sensibilisation et une unification des indemnités des stagiaires.
2.2.4. Mir brauche Reformen an der Pädagogik - Réformes sur le plan pédagogique
Il n'est pas seulement question de réformes structurelles ; sur le plan pédagogique, plusieurs éléments mériteraient d'être rafraîchis. À cet égard, nous voulons :
- l'application des notions d'autonomie et de devoir dans toutes les écoles publiques,
- la réforme de la « Spillschoul », où l'apprentissage se fait par le jeu et sans examens, ni notes,
- que chaque élève de l'enseignement secondaire général ou technique suive un stage obligatoire,
- l'introduction de possibilités d'échange d'élèves et d'enseignants dans la Grande Région, via des accords de coopération bilatéraux,
- la suppression progressive du redoublement de classe dans l'enseignement fondamental, grâce au suivi différencié,
- l'introduction systématique de possibilités d'assistance et d'encouragement, ainsi que de programmes de prévention pour les enfants présentant des besoins spécifiques. Le suivi des élèves doués requiert plus d'attention et doit être amélioré. Les élèves présentant des difficultés de type « dys », ainsi que les élèves handicapés, doivent être mieux aidés, pour plus de justice à l'école.
- des campagnes régulières d'information et de formation continue pour les parents,
- l'introduction d'un cours transdisciplinaire taillé sur mesure sur les intérêts des jeunes.
Le souci de multilinguisme doit être maintenu, comme avantage local du Luxembourg. Dans cette problématique très complexe, nous aimerions instaurer des exigences linguistiques en fonction des différentes exigences de formation. Ainsi, on lutte également contre l'échec scolaire massif.
Le statut de la langue luxembourgeoise comme outil d'intégration : il convient de renforcer l'apprentissage linguistique dans la petite enfance, pour mieux intégrer les écoliers de langue maternelle différente. Pour cela, le luxembourgeois doit être proposé de manière différenciée. Cela vaut aussi pour les crèches et les maisons-relais.
2.2.5. Gesond Kanner an der Schoul an an der Maison Relais - Des enfants en bonne santé à l'école et dans les maisons-relais
Les écoles et maisons-relais doivent inciter les enfants très tôt à se sentir progressivement responsables de leur bonne santé. Une alimentation équilibrée, de l'activité physique, des jeux sûrs, la prudence sur la route et la non-violence sont autant d'objectifs d'apprentissage essentiels. En concertation avec les parents, les écoles et maisons-relais sont invitées à développer des concepts éducatifs communs et à les transcrire en initiatives de formation. Elles contribueront ainsi considérablement à la promotion de la santé au Luxembourg.
À tous les niveaux du système national d'enseignement et d'éducation, il faut créer des conditions qui permettent aux enfants et adolescents d'apprendre à bouger, durablement. Une éducation à l'exercice physique de qualité nécessite la formation de personnel adéquat, surtout dans l'enseignement fondamental.
Nous sommes favorables à la création d'un lycée sportif. Des synergies en ce sens avec des instituts de la Grande Région sont actuellement en développement.
2.2.6. Konscht- a Musekserzéiung bilden de Mensch - L'éducation artistique et musicale enrichissent l'Homme
Nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller le potentiel créatif des jeunes. L'éducation musicale et artistique doit être valorisée dès l'école fondamentale. La musique et l'art non seulement sont enrichissants, mais aident aussi l'élève à progresser. C'est pourquoi il conviendrait de faire une plus grande place aux cours artistiques dans les écoles.
2.2.7. Walfräiheet beim Wäerteunterrecht - Libre choix de l'enseignement des valeurs
Le CSV reste en faveur des cours philosophiques à l'école. Nous pensons toutefois qu'un État pluraliste et neutre d'un point de vue philosophique ne devrait pas avoir la charge d'enseigner les valeurs et convictions qui sont indispensables à la vie en société. Il devrait en confier la tâche à des forces sociales libres qui se consacrent à nourrir ces valeurs, à condition qu'elles soient compatibles au cadre défini à cette fin dans la constitution. Parmi ces forces sociales, les communautés religieuses et les églises occupent une grande place.
Dans l'aménagement du cadre réglant l'enseignement des matières philosophiques à l'école, l'État doit tenir compte raisonnablement des idéologies et idéologues importants d'un point de vue historique et sociétal.
L'intégration de ces forces dans l'enseignement public est souhaitable dans un pays multiculturel et multiconfessionnel comme le Luxembourg. L'exclusion des communautés religieuses du milieu scolaire attiserait l'incompréhension entre groupes de population.
Le CSV est en faveur du système actuel de la liberté de choix. La « formation morale et sociale » et l'« instruction religieuse et morale » diffusent les mêmes valeurs éthiques. Elles ne se distinguent que par des vues idéologiques, par les justifications et l'expression spécifique de ces valeurs.
Le système actuel de la liberté de choix entre ces deux options philosophiques dans l'enseignement de valeurs fondamentales a fait ses preuves comme expression du pluralisme. Il correspond aux droits démocratiques fondamentaux et tient largement compte de l'état de notre société.
Son système actuel place le Luxembourg dans la « mouvance » européenne en la matière.
Le CSV se prononce donc en faveur du maintien de la liberté de choix.
Nous en tirons une série de conséquences :
- Nous pensons que le statut du cours dit philosophique (religion, éducation morale et sociale) à l'école primaire doit être identique au statut de ce même cours dans le secondaire. C'est-à-dire que les programmes soient approuvés par le gouvernement et leur mise en pratique surveillée. Cela signifie également que le personnel concerné doit être désigné par l'État. Ces règles pourraient aussi s'appliquer à d'autres communautés religieuses à l'école publique.
- Pour concrétiser cette nouvelle disposition locale concernant le cours de religion à l'école primaire, la formation des professeurs de religion destinés au primaire doit être revue.
- Le CSV est en faveur d'une amélioration de la formation spécifique du corps enseignant responsable de l'éducation morale et sociale.
- L'UNI.LU pourrait en assurer la qualité par un audit externe.
- En matière de cours philosophiques à l'école secondaire, le CSV aimerait que l'on procède de façon cohérente et pragmatique. Le CSV a approuvé le projet pilote « Neie Lycée » sous réserve que les représentants des communautés religieuses et non religieuses puissent réellement donner leur avis. Nous demandons une évaluation en profondeur du nouveau cours philosophique dans le « Neie Lycée » avant que d'autres mesures soient prises.
Luxembourg
- i. Intro
- 1. Zesumme schaffen – travailler ensemble
- 2. Zesummen halen – Tenir ensemble
- 2.1. De Staat am Mëttelpunkt vun eiser Eegestännegkeet – L’Etat au centre de notre indépendance
- 2.2. Eng Schoul fir all Kanner a Familljen - L'école pour tous les enfants et toutes les familles
- 2.3. A Generatiounen denken - Penser en terme de générations
- 2.4. An eis Gesondheet investéieren - Investir dans la santé
- 2.5. Liewen ass e Geschenk - La vie est un cadeau
- 2.6. Sozial Sécherheet : Solidaritéit op Generatiounen eraus - La sécurité sociale : la solidarité entre plusieurs générations
- 2.7. Wunnraum fir jiddereen - Un logement pour tous
- 2.8. Integratioun an Immigratioun ginn zesummen - Intégration et immigration vont de pair
- 2.9. Kultur verbënnt - La culture est un facteur de cohésion
- 2.10. Sport ass méi wéi Fräizäit - Le sport est plus qu'un passe-temps
- 2.11. Am Déngscht vun der Gesellschaft - Au service de la société
- 2.12. Eng lieweg Identitéit - Une identité vivante
- 3. Zesumme plangen – Planifier ensemble




