Luxembourg
Zesumme wuessen - CSV. De séchere Wee
2. Zesummen halen – Tenir ensemble
2.3. A Generatiounen denken - Penser en terme de générations
Le CSV pense en générations. La génération actuelle doit aux précédentes la situation très confortable dans laquelle elle se trouve. Les générations suivantes doivent avoir les mêmes chances que nous.
2.3.1. Der Famill am Wandel Rechnung droen - Tenir compte de la famille dans un monde qui change
Pour le CSV, la famille reste la cellule fondamentale de la société. Pour nous, la famille est une communauté vivante. Mais aujourd'hui, elle ne rentre plus dans un moule fixé de toute éternité. La famille possède une composante horizontale, le couple, et une composante verticale, la succession de générations. Pour nous, la famille repose avant tout sur un lien affectif et une communauté matériellement solidaire.
Pour une subsidiarité bien comprise, le pouvoir public doit intervenir pour offrir aux familles une offre différentiée, personnalisée.
2.3.2. Partnerschaft ënnerstëtzen - Soutien de partenariats
Conformément à notre programme fondamental, nous tenons au mariage comme institution et non seulement comme communauté contractuelle. Le pacte civil de solidarité (PACS) offre une possibilité de vie en commun organisée de façon purement contractuelle. Nous voulons rapprocher le PACS du mariage et tenir compte du fait que de plus en plus de couples se séparent. Statistiquement parlant, 60% des mariages contractés au Luxembourg se brisent dans l'année. Il en résulte des litiges, dont les partenaires mais aussi - et surtout - les enfants pâtissent, sans compter les frais auxquels le couple s'expose.
C'est pourquoi nous voulons moderniser et transformer l'institution du mariage, éviter les litiges dans la mesure du possible, réduire les coûts et protéger les conjoints les plus faibles.
C'est ainsi que nous souhaitons, sur la base de la proposition de loi de 2003 :
- inscrire dans le droit matrimonial que, par exemple, le partenaire qui se consacre à l'éducation des enfants et, ce faisant, voit sa future pension affectée, a droit à une indemnisation financière en cas de séparation, destinée à racheter ses droits à la pension,
- parvenir à moyen terme à ce que chaque partenaire continue à bénéficier de son assurance sociale complète pendant la durée de son mariage, en ce sens que des cotisations soient également portées au compte du partenaire qui s'est éventuellement retiré du monde du travail,
- miser sur la médiation dans la procédure de divorce, pour arriver à des ententes favorables,
- revoir les règles relatives à la pension alimentaire pour qu'elles intègrent l'âge et l'état de santé des partenaires, la durée du mariage, la qualification, la bonne volonté et les chances de retour sur le marché de l'emploi du partenaire qui avait arrêté de travailler,
- faire en sorte que les futurs contrats de mariage contiennent des dispositions allant dans le sens de l'équité même au-delà du mariage, principalement en matière de devoirs d'éducation, d'ordre de grandeur de la pension alimentaire et de questions patrimoniales,
- veiller à ce que l'attribution de l'habitation familiale soit décidée avant tout dans le souci du bien-être des enfants.
Nous voulons en outre inscrire dans la loi le principe de la responsabilité parentale commune.
Nous voulons enfin régler le droit des grands-parents à voir leurs petits-enfants.
Tous les couples n'évoluent pas de manière harmonieuse. Nous entendons développer la protection des deux partenaires contre l'arbitraire et la violence conjugale.
Le CSV s'est prononcé en faveur de la réglementation des partenaires de même sexe, car nous respectons et voulons protéger les relations fondées sur la solidarité et la responsabilité. À cet égard, nous avons élaboré une version améliorée de la loi actuelle sur les partenariats, qui supprime les désavantages par rapport aux couples mariés. Nous ne voyons pas la nécessité d'agir d'avantage et nous suivrons et respecterons l'évolution du droit international en matière de couples de même sexe.
2.3.3. Kanner kréien ass eng Freed, eng Beräicherung - Les enfants, c'est le bonheur et c'est une richesse
Les enfants sont la richesse et le bonheur d'une famille. Mais ils apportent aussi leur lot de soucis et de dépenses.
Les enfants ont des problèmes de plus en plus variés, que les parents ne sont souvent plus à même de régler eux-mêmes. C'est pourquoi nous voulons renforcer l'aide matérielle et l'assistance aux familles.
Dans la situation financière actuelle, nous sommes conscients de ne pas pouvoir développer et étendre simultanément l'aide financière et l'assistance en nature.
Nous n'augmenterons les aides financières que lorsqu'elles sont indispensables, pour réduire le risque de pauvreté des enfants.
En revanche, nous allons étendre la politique des chèques-services à d'autres services que ceux des maisons-relais. Ainsi, elle permettra à de nombreux parents de décider s'ils veulent travailler ou non, s'ils veulent gagner plus ou non.
Nous voulons développer le socle de prestations gratuites progressivement, dans la limite des moyens financiers. L'assistance et l'éducation gratuite pour tous les enfants restent notre objectif à long terme.
Nous aimerions développer une assistance psychosociale et pédagogique aux parents, principalement par la voie de l'éducation parentale, de conseils à l'éducation et de la médiation familiale.
Nous voulons des communes accueillantes pour les enfants et les adolescents.
Il est dans l'intérêt des enfants que les deux parents, qu'ils soient mariés ou non, divorcés ou séparés, exercent ensemble le droit de garde. Ce doit être une règle inscrite dans les jugements de divorce. Les différences qui subsistent encore (comme le droit de filiation) entre enfants légitimes et illégitimes seront supprimées, de sorte que tous les enfants seront dorénavant égaux.
2.3.4. Famill a Beruff an Aklang kréien - Meilleure compatibilité entre vie professionnelle et vie privée
Nous voulons respecter le droit de choisir des familles.
C'est pourquoi nous voulons conserver le régime fiscal du quotient familial, qui bénéficie surtout aux couples dont un seul conjoint travaille. Il peut toutefois se transformer en imposition individuelle sur base volontaire.
Mettre au diapason la vie familiale et la vie professionnelle n'est possible qu'avec des modèles familiaux taillés sur mesure. Les petits enfants ont besoin de plus de présence parentale que les grands.
C'est pourquoi nous voulons :
- une meilleure harmonisation et plus de transparence pour les allocations sociales et familiales,
- veiller à ce que le parent qui abandonne totalement ou partiellement son emploi pour élever ses enfants ou veiller sur ses parents soit socialement protégé par une pension,
- développer le système des nouveaux chèques-services et l'assouplir, en particulier en élargissant l'offre de services existante,
- concentrer les allocations familiales autour du congé parental pour les familles dans lesquelles les deux parents travaillent et autour de la prime du parent au foyer lorsqu'un parent renonce provisoirement ou définitivement à son emploi,
- des horaires flexibles pour les mères et les pères, qui devront être négociés en partenariat social,
- l'introduction de comptes de la durée du temps de travail,
- l'encouragement ciblé du télétravail,
- le développement des crèches et des « maisons-relais » (15 000 nouvelles places dans les prochaines années). Les maisons-relais exercent diverses tâches éducatives informelles qui suppléent de façon spécifique à l'éducation familiale et scolaire. Les maisons-relais sont tenues au principe de la souplesse d'accueil en fonction des horaires des familles.
- une adaptation quantitative et qualitative de l'offre de services pour les personnes nécessitant des soins, qui tienne compte des besoins et des demandes variées des personnes concernées,
- une large offre d'assistance de jour sur base volontaire, surtout en période de vacances,
- l'encouragement des schémas de travail à temps partiel,
- l'aménagement plus souple du congé parental,
-
le développement de l'aide à la petite enfance.
2.3.5. Aarm Kanner ginn aarm Erwuessener - Les enfants pauvres seront les adultes pauvres de demain
Au Luxembourg, il y a aussi des enfants pauvres. La pauvreté des enfants a de nombreux visages.
Elle n'a pas toujours à voir avec la pauvreté matérielle. Elle consiste bien plus en une forme d'exclusion. Les enfants qui grandissent dans des conditions précaires présentent un risque plus élevé de maladie, de décrochage scolaire et, par conséquent, de perspectives d'emploi bien plus aléatoires. La pauvreté se transmet d'une génération à l'autre.
Nous voulons lutter contre la pauvreté des enfants, en luttant contre l'exclusion sociale de leurs parents :
- par une plus forte réinsertion dans le monde du travail,
- par le développement d'aides au logement (« agence immobilière sociale ») et des chèques-services,
- par des services de transfert efficaces et une aide ciblée pour les familles les plus défavorisées,
- par un meilleur accès aux structures d'assistance et un soutien psychologique, intellectuel et culturel le plus tôt possible. Il faut aussi veiller à plus d'égalité des chances dans le milieu scolaire.
-
par une protection des enfants contre toute forme de violence. Un programme adapté de « safe Internet » à la maison, à l'école et dans les maisons-relais fait partie de cette démarche.
2.3.6. Fraen a Männer : Gläich Rechter, Flichten a Chancen - Egalité des chances, des droits et obligations entre hommes et femmes
L'égalité hommes/femmes est un sujet vaste, qui ne peut être traité que sous ses aspects purement familiaux.
Dans cette optique, nous voulons :
- orienter les jeunes filles et les femmes qui le souhaitent vers des formations et des professions traditionnellement réservées aux hommes, lors du « Girl's and Boy's Day »,
- favoriser l'accès des femmes aux postes dirigeants dans la politique, l'économie et la finance, dans l'industrie mais aussi les technologies, les médias et la culture,
- valoriser socialement l'engagement familial, motiver les jeunes hommes et les hommes aux tâches familiales,
-
combler les écarts salariaux.
2.3.7. Perspektive fir eis Jugend - Des perspectives pour nos jeunes
La politique de la jeunesse dépasse le cadre de la politique familiale. Nous considérons comme une tâche essentielle d'offrir à tous les jeunes la chance d'obtenir un diplôme et la perspective de s'intégrer ainsi aisément sur le marché du travail.
Les jeunes ne sont pas que de jeunes adultes. Ils ont une vie, une perception du monde, des soucis et des préoccupations qui leur sont propres. C'est pourquoi nous voulons offrir aux jeunes plus d'occasions de participer à la société, en :
- encourageant les parlements des jeunes dans les Commissions Communales de la Jeunesse,
- instaurant des Parlements des Jeunes régionaux et sectoriels,
- encourageant et développant la formation des conseils des élèves,
- développant de « Service volontaire d'orientation » pour répondre à la forte demande en ce sens et permettre ainsi à plus de jeunes en décrochage scolaire de reprendre le chemin de l'école ou leur faciliter l'entrée sur le marché de l'emploi,
- soutenant les organisations de jeunes dans leurs initiatives d'intégration d'enfants et d'adolescents d'origine étrangère,
- offrant aux jeunes plus de possibilités d'activités sportives et culturelles communes. Les jeunes sont exposés à divers dangers. Nous voulons donc agir préventivement en mettant l'accent sur le travail des jeunes. De ce point de vue, nous souhaitons :
- développer la formation informelle et valider les compétences non scolaires,
- encourager le volontariat,
- offrir des loisirs intelligents et de qualité, via les maisons de jeunes et les organisations de jeunes,
- éviter la violence à l'école, par la médiation,
- proposer une meilleure éducation sexuelle à l'école, en améliorant les possibilités matérielles des structures internes aux écoles, qui en ont bien besoin,
- déclarer la guerre à l'alcool, au tabac et aux drogues, en nous concentrant sur les campagnes de prévention, que l'on peut soutenir par des ensembles de mesures contre les drogues, le tabac et l'alcool (bien que l'augmentation de la consommation chez les jeunes ne soit pas la seule raison qui force le gouvernement à agir),
- favoriser les compétences des jeunes en matière de médias et l'éducation aux médias en général, notamment le « safer Internet »,
- encourager les initiatives « au pair ». Pour les jeunes, c'est une occasion intéressante de découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures et langues. Le travail au pair peut aider les parents à rapprocher profession et famille. Nous aimerions lui donner une base légale.
2.3.8. Eng Plaz am Häerz vun der Gesellschaft - Une place au cœur de la société
La reconnaissance de la dignité et de la valeur de chacun est une préoccupation centrale de l'engagement politique du CSV. Nous voulons ratifier la Convention des Nations Unies du 13 décembre 2006 relative au droit des personnes handicapées et l'appliquer de manière efficace.
A cet égard, voici ce qui nous tient à cœur :
- Nous voulons supprimer les barrières sociales qui renforcent les discriminations. Un aspect de cet engagement est une large sensibilisation aux droits des personnes handicapées.
- Nous souhaitons intégrer activement les personnes handicapées dans les processus décisionnels politiques.
- Nous souhaitons que les proches des personnes handicapées soient mieux aidés dans leurs efforts. Ils devraient pouvoir disposer d'une gamme de services communaux souple et de qualité.
- Nous souhaitons que le personnel spécialisé soit spécifiquement formé et sensibilisé aux droits des personnes handicapées.
- Nous voulons rendre les services publics accessibles à tous. Pour cela, nous encourageons les initiatives privées et commerciales qui vont dans ce sens (normes minimales, lignes directrices).
- Nous voulons faciliter la participation sociale et culturelle des personnes présentant divers handicaps. Auxiliaires pour conduire les personnes handicapées et leur faire la lecture, emploi de l'écriture Braille dans les rapports avec les administrations, interprètes en langue des signes, accès aux nouvelles technologies de la communication, etc.
Une priorité du CSV est la concrétisation d'un système d'éducation intégratif. La condition pour cela est une réforme en profondeur de l'éducation différenciée. Le changement de paradigme du modèle déficitaire en modèle diversifié doit s'accomplir. Les autres terrains d'action que nous considérons comme essentiels dans la pratique sont les suivants :
- La prise en compte des différences personnelles entre élèves, non seulement les élèves handicapés, mais aussi, par exemple, les enfants qui présentent des déficits d'attention et autres difficultés d'apprentissage ou les enfants souffrant de problèmes sociaux ou psychologiques.
- L'encouragement ciblé des compétences et capacités individuelles.
- Le rassemblement de différents groupes scolaires ou d'apprentissage dans les mêmes bâtiments.
- L'organisation des cours par des équipes communes d'enseignants et d'assistants.
- Les mesures d'encouragement intégrées dans le quotidien scolaire et éducatif, qui tiennent compte des problèmes spécifiques des divers enfants, dont l'écriture Braille ou la langue des signes.
L'offre spécifique doit être mieux intégrée dans le quotidien scolaire et extrascolaire. Les écoles et les maisons-relais sont également sollicitées à cet égard.
Pour l'égalité des chances entre tous les élèves, le CSV propose la création de centres thérapeutiques et le remboursement des frais de traitement des enfants et adolescents qui présentent des difficultés d'apprentissage (par exemple le TDAH).
Pour le CSV, le droit des handicapés au travail et à l'emploi est essentiel, surtout en des temps économiquement difficiles. Nous voulons avant tout soutenir les entreprises privées qui engagent volontairement des personnes handicapées. Nous voulons inviter les communes à s'acquitter de leurs obligations dans ce sens.
2.3.9. Den Alter ass eng Chance - Vieillir, c'est une chance
Les processus de vieillissement commencent plus tard qu'auparavant et se prolongent plus tard aussi. L'Homme reste donc plus longtemps en bonne forme physique, mentale, psychologique et sociale. C'est un phénomène que le politique ne peut ignorer. C'est pourquoi nous voulons accompagner intelligemment le vieillissement de la population. Et créer un environnement convivial pour les seniors :
- Nous voulons motiver les seniors mettre à profit leurs ressources dans l'espace public.
- Nous voulons aider les personnes âgées qui ont besoin de soins. Non seulement dans les maisons de repos, mais également à la maison.
- Fidèle à la devise « Vieillir en forme et en bonne santé ! », le CSV prône une politique de promotion des compétences à plusieurs niveaux.
- Dans toutes les questions de politique des seniors, il est important de tenir compte des attentes et des besoins changeants des personnes âgées.
- Les hommes et les femmes dont le métier est de soigner et d'aider ont besoin d'offres de formations continues et de supervision de qualité.
-
Nous voulons dès lors continuer à soutenir les proches, par des offres d'accompagnement, des chèques-services pour nos concitoyens âgés et une reconnaissance des tâches de soin dans le calcul de la pension de vieillesse ou d'invalidité.
2.3.10. Jidder Eenzelen zielt - Chacun est important
La cohésion sociale a un grand ennemi : la discrimination. Il y a la discrimination réelle et la discrimination vécue. Nous voulons combattre les deux.
Nous voulons insuffler de la vie dans la nouvelle loi anti-discrimination :
- À la fin de sa première période de travail, le Centre de l'Égalité de Traitement doit présenter des propositions pour sa propre réforme et surtout organiser des stages à l'étranger pour mieux lutter contre les différents cas de discrimination.
-
Pour lutter contre le risque de discrimination réelle ou vécue, nous voulons entreprendre avec l'UNI.LU des recherches sur les risques de discrimination au Luxembourg.
2.3.11. Engagement mat Häerz a Verstand - Un engagement passionné et réfléchi
La communauté investit des moyens considérables dans l'éducation, l'assistance sociale et psychologique, les soins et traitements. Nous aimerions que les responsables des entreprises publiques et privées fixent des critères de qualité contraignants pour les prestations et les fassent évaluer.
Luxembourg
- i. Intro
- 1. Zesumme schaffen – travailler ensemble
- 2. Zesummen halen – Tenir ensemble
- 2.1. De Staat am Mëttelpunkt vun eiser Eegestännegkeet – L’Etat au centre de notre indépendance
- 2.2. Eng Schoul fir all Kanner a Familljen - L'école pour tous les enfants et toutes les familles
- 2.3. A Generatiounen denken - Penser en terme de générations
- 2.4. An eis Gesondheet investéieren - Investir dans la santé
- 2.5. Liewen ass e Geschenk - La vie est un cadeau
- 2.6. Sozial Sécherheet : Solidaritéit op Generatiounen eraus - La sécurité sociale : la solidarité entre plusieurs générations
- 2.7. Wunnraum fir jiddereen - Un logement pour tous
- 2.8. Integratioun an Immigratioun ginn zesummen - Intégration et immigration vont de pair
- 2.9. Kultur verbënnt - La culture est un facteur de cohésion
- 2.10. Sport ass méi wéi Fräizäit - Le sport est plus qu'un passe-temps
- 2.11. Am Déngscht vun der Gesellschaft - Au service de la société
- 2.12. Eng lieweg Identitéit - Une identité vivante
- 3. Zesumme plangen – Planifier ensemble




