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Luxembourg

Zesumme wuessen - CSV. De séchere Wee

3. Zesumme plangen – Planifier ensemble

3.7. Mir hunn eng Roll an der Welt ze spillen - Nous avons un rôle à jour sur la scène internationale

L'engagement européen résolu du CSV s'exprime pleinement dans la politique étrangère.

Nous ne pouvons garantir notre propre sécurité qu'en association avec les autres. Cet avantage engendre des devoirs, dont nous voulons et devons nous acquitter.

3.7.1. Duerch international Bündnisser méi Fridden doheem an an der Welt - Les alliances internationales contribuent à la paix chez nous et dans le monde

La politique européenne de défense et de sécurité est l'une des politiques les plus fructueuses que l'Union européenne ait menées ces dernières années. L'UE a collaboré avec succès au lancement de missions de maintien de la paix et en a mené. Sa politique a aussi apporté une contribution décisive à la sécurité en Europe. Nous voulons encore développer cette politique et participer au remaniement des grandes lignes politico-stratégiques (livre blanc de l'UE). Le rôle de l'Europe dans le monde est encore aujourd'hui largement marqué par la politique de défense et de sécurité, par exemple dans les Balkans, en Afrique et dans le Caucase.

Pour le CSV, cette politique n'est pas en concurrence avec l'OTAN. OTAN et UE sont complémentaires. Nous nous engagerons pour une collaboration plus étroite entre ces deux organisations.

Au XXIe siècle, l'OTAN reste l'alliance par excellence en matière de politique de la sécurité. Nous voulons donc nous impliquer dans la révision du « concept stratégique » de l'OTAN. L'article 5 doit demeurer le point d'ancrage de l'alliance. Le concept des 3 D (« Diplomatie, Défense, Développement : une approche globale ») doit s'exprimer plus fortement. Il importe de remettre en question le concept de 1999 dans l'optique d'une collaboration encore plus efficace de tous les alliés pour la sécurité, la stabilité et la paix, et de le réévaluer aussi à la lumière des nouveaux défis (p. ex. la cyberdéfense).

En nous fondant sur la réforme de l'armée luxembourgeoise engagée fin 2007, nous voulons que notre armée puisse participer aux interventions internationales dans les meilleures conditions, dans l'optique d'apporter une réelle valeur ajoutée. Dans ce domaine, le Kosovo, l'Afghanistan mais aussi le continent africain figurent parmi les priorités du moment. Convaincus de la fonction sociale qu'endosse l'armée, nous voulons œuvrer davantage à améliorer les perspectives de carrière des jeunes soldats. Nous voulons faire rapidement avancer les travaux relatifs à un concept stratégique (livre blanc) pour la politique de défense et l'armée luxembourgeoises, en particulier dans l'optique d'apporter une plus-value à la certitude de planification dans tous les domaines pertinents de la politique de sécurité, et nous voulons mettre en œuvre les conclusions.

3.7.2. Solidaritéit no baussen : Mir deelen - La solidarité avec autrui implique le partage de la richesse

Notre politique de développement est plus que jamais la figure de proue de la politique étrangère luxembourgeoise. Qui dit politique de développement dit aussi politique de paix. L'UE finance à elle seule 60 % de l'aide au développement. Elle fait entendre sa voix dans le concert international de la coopération au développement. Dans ce domaine, le Luxembourg doit encore compter parmi les principaux moteurs politiques de l'UE. Le CSV va aussi s'engager pour que les accords passés sous la présidence luxembourgeoise du Conseil (obligation de l'UE de consacrer 0,56% du PIB à partir de 2010 et 0,7% à partir de 2015) soient respectés et mis en œuvre, compte tenu de l'objectif luxembourgeois de 1% que nous voulons atteindre ces prochaines années.

Sans déroger à l'objectif de lutte contre la pauvreté, nous voulons, sous cette législature, poursuivre et intensifier les progrès réalisés dans le domaine de la cohérence des politiques et du développement durable (dans le domaine agricole, au travers de la promotion du commerce équitable par l'insertion de dispositions adéquates dans la législation sur les appels d'offres, ou dans le domaine de la concertation nationale et internationale des politiques du climat et du développement).

Conséquence logique des programmes de consolidation signés sous cette législation avec le Vietnam, le Salvador et la Namibie, nous voulons œuvrer à des partenariats structurés en matière de politique de développement avec les nouveaux pays partenaires.

Dans ce domaine, nous voulons prendre en compte les approches régionales et accorder une grande attention aux situations fragiles. Nous voulons intégrer plus étroitement les communes dans la coopération au développement et soumettre à une évaluation la législation relative à la politique de développement, qui date de 1996, pour l'adapter à la nouvelle donne.

3.7.3. Nëmme Multilateralismus erméiglecht weltwäite Fridden - Le multilatéralisme est la seule garantie pour la paix dans le monde

La politique étrangère du CSV est favorable à un multilatéralisme efficace, fondé sur le respect du droit international, en premier lieu dans le cadre de l'ONU, mais aussi d'autres organisations internationales. Le maintien de la paix (prévention et résolution des conflits) continuera à jouer un rôle majeur, sans oublier d'autres défis mondiaux du XXIe siècle (changements climatiques, contrôle de l'armement ou lutte contre la pauvreté). La politique étrangère est et reste pour nous étroitement liée au respect des droits de l'Homme, dans toutes les régions du monde. Nous continuerons à nous mobiliser pour ce respect.

Le multilatéralisme suppose aussi d'instaurer et d'intensifier le dialogue avec les autres parties du monde.

Pour le CSV, l'alliance transatlantique sera toujours d'une importance particulière. Nous nous emploierons encore à intensifier les relations traditionnellement bonnes que nous entretenons avec les États-Unis. Nous ne devons pas non plus négliger nos rapports avec le Canada et le Mexique, et nous devons encore les développer. Dans ce contexte, la coordination régulière des politiques étrangères européenne et américaine jouera à l'avenir un rôle crucial.

La Russie est et demeure un partenaire notoire. L'UE collabore étroitement avec la Russie sur de nombreuses questions de politique de sécurité. Il importe d'assumer collégialement la responsabilité avec la Russie pour garantir la sécurité et la stabilité en Europe.

En outre, nous voulons encore intensifier la coopération avec les pays asiatiques, en particulier la Chine, l'Inde et le Japon, notamment pour mieux relever les défis communs du XXIe siècle (crise financière, changements climatiques).

Nous voulons renforcer et développer nos relations avec l'Afrique, dans le contexte des résolutions formulées lors du sommet Afrique-UE de Lisbonne. Elles doivent aussi tenir davantage compte des aspects non liés à la politique de développement.

Dans le cadre de l'OMC, nous voulons faire en sorte que les négociations de Doha parviennent à une issue favorable dans l'optique d'une réglementation plus équitable du commerce mondial.

3.7.4. Eng nei weltpolitesch Uerdnung fir Krisen ze verhënneren - La réorientation de la politique modiale pour éviter des crises

Dans le contexte de la crise, nous voulons orienter et revoir la mondialisation sur le plan du social et de la politique de développement dans l'optique d'une plus grande justice.

La crise économique mondiale conduira à une réorientation fondamentale de l'architecture économico-financière internationale. Pour que celle-ci jouisse de la légitimité internationale requise, il faut non seulement que ces réformes soient abordées par les pays du G8 ou du G20, mais il importe aussi d'impliquer tous les pays dans un processus démocratique et transparent. Pour que les intérêts du Luxembourg soient efficacement représentés, nous devons nous investir pour faire en sorte que l'Union européenne soit représentée adéquatement au sein des différentes instances et y parle d'une seule voix.

La crise est imputable à des manquements flagrants dans la régulation des marchés financiers internationaux. Il importe de mettre rapidement en œuvre le plan d'action arrêté lors du sommet financier mondial, qui s'est tenu à Washington en novembre 2008. À l'avenir, il faut à tout prix bannir l'absence totale de contrôle des marchés, des intervenants et des produits. Il faut abolir les régimes d'incitants octroyés aux managers, qui induisent une prise de risque exagérée et visent la réalisation du profit à court terme. Il faut améliorer la coopération des autorités de contrôle des marchés financiers à l'échelle mondiale. La réforme du système financier mondial en vertu de ces principes ne sera pas sans conséquences sur la place financière de Luxembourg. Nous devrions apporter notre appui à ce processus et participer à son avènement. Pour garantir la prospérité à long terme, il y a lieu de faire preuve de souplesse et d'innovation. Nous sommes disposés à nous assigner ce défi.

La crise souligne la nécessité de réformer les organes financiers et économiques internationaux (Banque mondiale, FMI, OMC, ONU et autres) et de redéfinir leurs missions. Nous sommes partisans d'un renforcement du rôle du FMI dans le contrôle de l'économie et des finances mondiales et dans la construction d'un système d'alerte précoce des crises. Le fonctionnement efficace du FMI passe par son renforcement politique, pour lui permettre de diagnostiquer les problèmes, mais aussi d'intervenir de manière ciblée face à des malversations et des dysfonctionnements éventuels. Au sein du FMI aussi, l'Europe doit se rappeler que l'union fait la force. Nous voulons que la zone euro occupe à l'avenir un siège unique au FMI. La mission de ce dernier consistera à mettre en place le cadre réglementaire dans le domaine de l'économie et des finances.

3.7.5. Lëtzebuerg vermaarten - Commercialiser notre image de marque

Nous voulons mettre davantage en réseau la politique étrangère et la politique économique (en particulier le marketing du Luxembourg à l'étranger). Dans la conjoncture actuelle, la diplomatie doit se mettre davantage au service de la promotion de l'économie à l'étranger. Il en va de même de la représentation des entreprises luxembourgeoises à l'étranger et de l'ouverture de nouveaux marchés.

3.7.6. Klimaschutz : Nëmme weltwäit ze erreechen - La protection du climat ne sera possible qu'au niveau global 

Aujourd'hui, politique environnementale rime avec politique étrangère. Le programme des Nations unies pour l'environnement doit évoluer vers une organisation à part entière. Le processus de préparation de l'après-Kyoto va aboutir à Copenhague, pour les générations futures, mais aussi les régions moins favorisées (surtout du point de vue économique). La réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre doit servir de référence dans le contexte d'obligations comparables d'autres pays industrialisés et de contributions raisonnables de la part des pays émergents.

Quand, dans certains cas, les biocarburants peuvent faire office d'alternative aux énergies fossiles, le principe suivant doit pour nous prévaloir : l'alimentation d'abord. Sous réserve de ce principe, nous sommes très favorables au développement des biocarburants. Dans ce contexte, les carburants issus de déchets ou de végétaux non combustibles doivent faire l'objet d'une attention particulière.

CSV. De séchere Wee.